lundi 7 mai 2012

Pavé César!

Pavé César!

J'adore cette expression et je galérais à trouver un titre pour cet article. Vu qu'il devrait être plutôt long, ce titre me semblait dès lors idéal! J'ai en effet pris un peu de retard dans ma rédaction et je me retrouve à devoir vous conter trois histoires différentes, dans des contextes différents, avec des gens différents.

Blue Mountains

Je vous avais laissé à Melbourne, une ville qui m'avait un peu déçue par rapport à ce que j'en avais entendu et, du coup, ce que j'en attendais. La prochaine étape était toute trouvée; étant donné que William devait décoller de Sydney pour Minéapolis une semaine plus tard, nous avons décidé de viser Sydney afin de passer une dernière semaine ensemble avant que nos chemins se séparent.

A force de voyager ensemble, nous nous sommes rendus comptes que nous aimions tous les trois les randonnées et il s'est avéré qu'après une grosse semaine à Melbourne, un trip dans la nature nous semblait nécessaire. Les Blue Mountains étaient donc l'endroit tout trouvé! Situées à quelques heures en train au nord-ouest de Sydney, les Blue Mountains doivent leur nom à la couleur bleue qu'elles prennent en été à cause de l'évaporation de l'eucalyptus qui teinte les roches (personnellement, j'ai rien vu de bleu mais il ne faisait pas très chaud...).




Vue d'un plateau entre deux cascades, une cascade derrière, une autre devant!

Le premier jour, nous sommes partis pour faire une randonnée assez touristique dans les environs des three sisters, à côté de la ville de Katoomba. La randonné était très sympa mais, y'a rien à faire, quand il y a des rampes et des marches pendant la randonnée et que tu croises des touristes toutes les cinq minutes, ça perd un peu de son charme (même si les paysages étaient superbes!). La randonnée longeait le haut de la falaise pendant quelques kilomètres avant de descendre et de nous emmener dans la "rain forest" (forêt tropicale ou humide, je sais pas exactement comment le traduire) et de remonter. Sur notre chemins, de nombreuses cascades, des arbres aux troncs monstrueux, des fougères de taille démesurée,... Une flore encore une fois fort différente de chez nous!

Les Three Sisters. Hé oui, c'est simplement ces trois rochers et pourtant, que de petits Chinois (et moi et moi et moi) qui le prennent en photo!
Petit aperçu de la flore locale avec les deux compères, William et Baptiste.

Le lendemain, changement de programme, nous décidons de louer une voiture afin de pouvoir pousser nos investigations un peu plus loin et bien nous en a pris! Cette journée fut fantastique! Du fait de la voiture, nous avons pu nous éloigner des grosses destinations (trop) touristiques et viser des endroits plus typiques et tout aussi beaux. Notre première halte spécialement nous a conquis, la carte indiquait simplement un lookout (point de vue) et il fallait marcher 10-15 minutes pour y arrive mais une fois là, WOW! Un paysage magnifique, une falaise qui tombe à pic à plus de 150 mètres, pas un touriste, un soleil magnifique, bref, parfait!

LE point de vue qui nous en mis plein la vue...
Et encore...

La suite de notre journée fut intéressante également, une marche tonique pour rejoindre le sommet d'un mont où nous avons déjeuné, seuls, entourés de nature à 360°... La suite de la journée s'est déroulée en tournant dans la montagne, en visitant une pommerie (oui c'est un mot!) avant de nous trouver un endroit de camping idéal, dans un parc naturel, à une dizaine de mètres d'une falaise, magnifique!

Petite cascade dans la rain forest.

En résumé, les Blue Mountains, c'était vraiment bien, mais on a bien fait de sortir un peu des sentiers battus, ça nous a permis de plus profiter de cette expérience!

Un invité surprise un soir au coin du feu...


Sydney

Après ce grand bol d'air frais, nous voici de retour à Sydney où nos chemins allaient se séparer, Baptiste allant travailler dans le Queensland tandis que Williams s'envolait pour les États-Unis.

Ca faisait assez drôle de retrouver de nouveau seul après tout ce temps à voyager avec des amis mais heureusement, seul je ne serai pas resté longtemps! En effet, deux amies que j'avais rencontré en travaillant à Mildura m'ont proposé de rester dormir dans leur appart pendant mon temps à Sydney histoire de faire quelques économies (les finances s'amenuisant toujours). Du coup, j'ai passé un excellent moment à Sydney, cette ville m'a paru bien plus agréable que Melbourne, le centre est moins concentré, la région autour de la baie est magnifique et le beau temps était de la partie, ça aide!

Photo pas cliché s'il en est...
La baie vue du Harbour Bridge, magnifique, l'une des plus belles baies du monde.
L'extérieur de l'opéra est en fait constitué de petits carreaux de céramique...

Durant mon temps là-bas, mes journées étaient dévolues à la cogitation : que faire maintenant? Ou travailler? Combien de temps? Comment? J'ai changé d'avis un bon nombre de fois quant à ces projets mais ai finalement réussi à avoir un plan qui me paraissait solide. L'idée en venant en Australie était d'essayer de faire un maximum de choses différentes, de choses que j'aurais sans doute pas l'occasion de faire en Belgique dans le futur. Mon futur job devait remplir ces conditions idéalement. Je me suis alors souvenu d'un job qui m'avait fait rêver lorsque j'en avais lu la description dans un magazine : être jackaroo. Un jackaroo est une personne qui travaille dans de grandes fermes de bétail (appelées cattle stations) et qui a pour boulot de s'occuper du bétail, de le faire bouger dans ces immenses propriétés (certaines ayant une superficie plus grande que celle de la Belgique), le tout à dos de cheval ou en quad/moto. Dans les plus grandes exploitations, des hélicoptères sont également utilisés pour diriger le bétail! Bref, ce boulot, je le voulais mais ça n'est pas évident à dénicher étant donné qu'ils cherchent souvent des gens avec de l'expérience.

Chinatown, assez sympa de se balader là-bas!
Vue de l'opéra et du pont prise du jardin botanique.

L'idée fut finalement assez simple : trouver un moyen d'emmagasiner de l'expérience tout en minimisant mes dépenses. La solution le fut tout autant : l'helpx. Il s'agit de ce que j'avais déjà fait au début de mon aventure, aller aider dans une ferme/famille pendant quelques heures par jour en échange desquelles je suis logé et nourri. Je me suis donc mis à la recherche d'une ferme dans laquelle je puisse me familiariser avec le bétail afin de rendre mon CV plus "sexy" pour un éventuel employeur. J'ai finalement aterri dans une "dairy farm", expérience que je vous décrirai ci-après.

Les joyeux drilles qui m'ont accueilli dans leur appart!
Hippie Party.

Ma chance dans tout ça, c'est le cadre dans lesquels ces cogitations existentielles ont eu lieu! En effet, durant cette semaine, je passais en général mes journées à tourner dans la ville, à la parcourir en long et en large, toujours à pieds, toujours avec une préférence pour la région autour du Harbour Bridge et de l'opéra... En fin d'après-midi je rejoignais l'appartement où tout le monde avait en général fini de travailler et où on discutait de tout, de rien, dans le salon. Leur accueil fut parfait, vraiment, ils habitaient à dix et m'ont supporté dans leur salon pendant une petite semaine sans aucun soucis... J'adore cette solidarité entre backpackers et ça m'a vraiment bien dépanné!

Sydney by night.

Dairy Farming in Coorabell, NSW.

L'idée était donc simple, me familiariser avec le bétail en travaillant dans une ferme pendant deux semaines tout en cherchant un travail de jackaroo pendant le même temps. Une dairy farm est une ferme laitière, tout simplement, et celle dans laquelle j'ai atterri avait la particularité d'être tenue par une jeune femme de 30 à peine! En effet, son père était décédé il y a deux mois et elle essayait tant bien que mal de faire tourner la ferme, d'où son besoin d'aide et ma présence! Le boulot était très facile, il suffisait d'aller chercher les vaches et de les rabattre vers la maison avec le quad et ensuite de les traire et ce, deux fois par jour. Deux jours par semaine, je travaillais toute la journée en aidant Jaimee à réparer l'une ou l'autre clôture ou tuyau ou,... Il y a toujours quelque chose à réparer!

La vue que j'avais en chassant les vaches...
A la traite les filles!
Mes copines, trois veaux trop mignons que je devais nourrir matin et soir et qui m'aimaient beaucoup du coup!

La famille était adorable, j'étais la première personne qui venait les aider et on peut dire qu'elles ont tout fait pour que je m'y sente bien! Elles m'ont conduit à droite, à gauche, me permettant de la sorte de visiter Byron Bay ou encore Mynyon Falls. De plus, leur humour me plaisait beaucoup et nous passions nos soirées à nous taquiner les uns les autres. Enfin, quand je dis nos soirées, ça veut dire jusque 21h maximum. En effet, première traite à 5h du matin, ça fatigue au bout de quelques jours!

Le paysage autour de la ferme, j'adore!
Mon meilleur ami au moment de courser les vaches.
Mynyon Falls, vues d'en bas.

J'ai accompagné Jaimee dans ses sorties plusieurs fois et ai eu l'occasion de rencontrer ses amis, tous très sympas, qui m'ont tous proposé de venir chez eux si je revenais par ici, qui m'ont tous payé un coup,... J'ai quelques cartes de visite avec des numéros à appeler lorsque je serai à Darwin, Broome, Cairns,... Ca fait vraiment plaisir de rencontrer des gens si gentils, qui sont toujours en train d'essayer de t'aider dans ton périple, voyager en devient vraiment facile!

Le phare de Byron Bay au cours d'une balade.
And again...
Gros lézard qui fait bronzette...

Après deux semaines, mon aventure à Coorabell se termine et je pars pour mon nouveau boulot. Parce que oui, je ne vous ai pas dit, j'ai trouvé le job dont je rêvais! Les chances étaient minces mais on dirait bien que mon plan a fonctionné puisque j'ai trouvé un boulot dans une cattle station à Normanton (8h de route à l'ouest de Cairns, au nord de l'Australie), 10.000 têtes de bétail à chasser à dos de cheval, ça risque d'être folklorique durant les premiers jours!! Je compte travailler là pendant quelques mois histoire de me refaire un trésor de guerre et, surtout, de vivre l'expérience de vivre dans le vrai outback australien en faisant un boulot très dur (12h par jour, 7 jours par semaine) mais qui me semble être tellement chouette et unique en même temps! Je devrais finalement voir quelques serpents!!

Tout ça pour dire que je n'aurai sans doute pas internet pendant un certain temps et qu'il me sera sans doute assez difficile de vous donner des nouvelles durant les trois prochains mois. Ne vous inquiétez pas pour autant, je serai en train de sillonner le nord Queensland à dos de cheval, logeant à la belle étoile dans des parcs nationaux magnifiques, partageant des fous-rires avec des locaux bien typiques (je me donne deux semaines pour comprendre leur accent, j'ai bien galéré au téléphone avec mon boss!).

En espérant que vous allez tous bien, je vous dis à dans quelques mois au pire et à dans quelques semaines au mieux, on ne sait jamais que j'aie internet dans la ferme...

A la prochaine!

lundi 2 avril 2012

Adélaïde - Great Ocean Road - Melbourne

Après six semaines de travail à Mildura, le plan était finalement fort simple, retourner à Adélaïde avec quelques collègues de Mildura et retrouver les gens que j'y avais rencontré lors de mon premier séjour. C'est exactement ce qu'il s'est passé, j'ai passé une semaine à Adélaïde avec Robby et Max (Hollandais et Allemand de leurs états) avant qu'un troisième larron, Baptiste, ne vienne nous rejoindre pour la Saint-Patrick. Semaine tranquille s'il en est, retrouver les gens d'Adélaïde était très sympa, à part ça, pas grand chose! Après une semaine, Robby et Max sont partis travailler à nouveau avec leur nouvelle voiture qu'ils ont gagnée en misant 500$ à la roulette, le 22 noir leur doublant la mise, ils ont acheté une voiture pour 500$ tout rond, comme on dit ici "no guts, no glory" (que je traduirais poliment par "la chance sourit aux audacieux"). Baptiste et moi avons alors commencé à chercher des gens qui se dirigeaient vers Melbourne histoire de pouvoir les accompagner et partager les coûts du voyage.

Serre du jardin botanique d'Adélaïde, l'une des plus grandes du monde!

Après quelques jours, nous avons finalement trouvé notre bonheur et sommes partis pour Melbourne en compagnie et Iris, Jaleesa et Lisa (les deux premières, propriétaires de la voiture [Foxy de son petit nom] étant hollandaises tandis que Lisa était allemande). Le plan semblait idéal, prendre 4-5 jours pour descendre à Melbourne et en profiter pour faire une halte aux parc national des Grampians ainsi que pour emprunter la plus vieille (et célèbre) route d'Australie, la Great Ocean Road. Une fois de plus, l'Australie nous a offert des paysages différents de ce que nous avions pu voir jusqu'à présent. En effet, nous sommes passés par des landes sauvages et désertes (Goorong National Parc), des montagnes ornées de conifères (Grampians National Parc), des falaises tombant à pic dans l'océan austral (Great Ocean Road). Pour en avoir parlé avec pas mal de gens depuis mon arrivée ici-bas, la diversité des paysages et des couleurs est vraiment l'une des choses qui émerveille le plus les voyageurs. Dans cette optique, ce road trip ne nous a pas déçu! Je me serais cru à la mer du nord par moments, au Portugal à d'autres (Cascais, la boca de inferno,...) voire en Roumanie lorsque nous étions un peu plus en altitude.

Parc national des Grampians, petite balade dans le canyon. Soit dit en passant, première randonnée de ma vie où il y a des rampes tout le long du chemin, ça casse un peu le charme...

Coucher de soleil sur Apollo Bay.

Blue Lake (qui porte bien son nom) formé dans un cratère de volcan.

La fine équipe du road trip, Jaleesa, Iris, Lisa, moi-même et Baptiste.

Arc-en-ciel au point culminant du parc des Grampians.
Un apôtre, vu de la plage.




Le road trip s'est très bien passé, beaucoup de voiture comme souvent en Australie, des nuits au milieu de rien au début et dans le jardin d'un backpacker pour les deux dernières nuits (les filles n'ont pas tenu plus de deux jours sans leur petit confort). Les trois filles étaient très sympas et nous avons appris pas mal de choses avec elles, que ce soit sur l'Australie (elles connaissaient leur guide par coeur), sur leurs langues respectives ou sur leurs passions (pas mal d'heures passées à réfléchir sur le moyen de résoudre un rubik's cube!).

Les 12 apôtres sur la great ocean road, sans doute l'une des photos les plus fréquentes d'Australie.

Apôtre isolé...

Quand je vous parlais de falaises abruptes, ce n'était pas une vue de l'esprit!

Parc national des Grampians, tel un hibou.

Camping rustique dans le parc national et le moment de se souvenir de mes années scoutes pour allumer un feu avec du bois détrempé (ça valait le coup cela dit, quel plaisir de se réchauffer autour d'un bon feu).

Début de la great ocean road, environ à 250km à l'ouest de Melbourne.

Point culminant du parc des Grampians, again. On notera mon beau sac à dos jaune.
Même pas froid!

Arrivés à Melbourne, nos chemins se séparaient, Lisa s'envolait vers Auckland tandis que Iris et Jaleesa allaient passer quelques jours chez des amis à elles. Baptiste et moi nous sommes donc retrouvés dans un backpacker dans le centre de Mebourne (appelé "CBD", Central Business District) où un troisième larron de Mildura, William, nous a rejoint. Le plan était de passer une semaine à Melbourne avant d'entamer la côte est, le temps étant trop froid en Tasmanie pour l'instant (et puis le trajet coûte bonbon également). Trois jours dans le CBD et quatre dans la banlieue balnéaire appelée St-Kilda.

Flinders Station, à quelques encablures de notre premier backpacker.

Federation square.

Rue Taggée comme il y en a quelques-unes, ça donne pas mal du tout!

Melbourne est une grande ville, vraiment! Nous avions beau venir d'Adélaïde qui est une ville de taille respectable, ce fut le sentiment qui prédomina durant trois jours. Les premiers skyscrapers (gratte-ciels), des rues bondées de monde, des gens en costume cravate (ça faisait longtemps que je n'en avais pas vu tant!) et une multitude d'asiatiques! Melbourne est réputée pour être plus agréable aux voyageurs que Sydney, elle est apparemment plus européenne, plus portée sur l'art, qu'il soit musical, pictural ou gastronomique. Se balader dans Melbourne équivaut à voir une myriade de magasins, partout, tout le temps. Les centres commerciaux succèdent aux centres commerciaux et il est souvent étonnant de voir qu'on retrouve finalement les mêmes enseignes dans chacun de ces centres, ces derniers étant pourtant seulement distants de 5 minutes à pied l'un de l'autre. Traditionnellement, les étages supérieurs sont réservés aux magasins de vêtements, hi-fi, ameublement,...tandis que les rez-de-chaussées et les sous-sols sont envahis de restaurants, snacks et autres cafés. Les prix sont toujours aussi prohibitifs, soit dit en passant.

Qui ose se plaindre du prix des parkings en Belgique maintenant?!

Melbourne's skyline lors d'un coucher de soleil.

Melbourne de nuit avec la Yarra River.

A l'inverse, St-Kilda est plus calme et reposant que Melbourne. Destination prisée lors des week-ends, elle présente l'avantage d'être à 20 minutes en tram du CBD ainsi que juste à côté de la mer. Ce fut d'ailleurs assez sympa de retrouver la mer que je n'avais plus vu depuis trois mois (si on excepte la Great Ocean Road quelques jours plus tôt)! Aujourd'hui, dernier jours à Saint-Kilda avant de partir pour la côte est et plus précisément, les Blue Mountains, situées au nord-ouest de Sydney. C'est le plan en tout cas, et vous devez maintenant commencer à comprendre ce qu'il advient des plans en Australie...

Mon nouvel ami!

Black Swans.

Melbourne vu de St-Kilda, j'adore cette photo!

Voili voilou, tout va donc toujours très bien pour moi, encore quelques semaines (deux?) de voyage et je devrai me poser, que ce soit pour travailler ou pour faire de l'helpX à nouveau, time will tell!

Perroquets colorés.

Rho le beau koala que voila! Surpris en liberté lors de la visite d'un phare, le long de la great ocean road.

Good morning sleepy head!

Perroquet moins coloré, pas farouche pour un sou à Lorne, sur la great ocean road.




Haaaaave you met...?!

The footie?!

Le footie (appelé par chez nous "football australien") est l'un des deux sports les plus populaires en Australie, l'autre étant le cricket. Ces deux sports partagent d'ailleurs la même surface de jeu, un terrain énorme qui mesure environ 150 mètres de long sur 130 mètres de large (ce qui équivaut à plus de deux terrains de football mis côte à côte). Pourquoi vous parler aujourd'hui de ce sport me direz-vous? Tout simplement parce que je me suis rendu avec Baptiste et William à un match d'AFL (Australian Football League) vendredi dernier dans le plus grand stade d'Australie, le Melbourne Cricket Ground (100.000 places!).

Quelques terrains qui accueillent l'Australian Open et, en toile de fond, le MCG.

Avant de parler de cette expérience en tant que telle, je vais essayer de vous décrire ce sport. La première chose est donc, ainsi que je l'ai dit, que le terrain est énorme, vraiment! Par voie de conséquence, chaque équipe aligne 18 joueurs sur le terrain. Le footie est un mélange entre le football et le rugby, les joueurs ont la balle en main et se passent cette dernière soit au pied en effectuant un dégagement ou en la frappant du poing (une passe de type "rugby" ne pouvant être effectuée). Quatre poteaux sont installés à chaque extrémité du terrain et chaque équipe doit marquer des points en faisant passer la balle entre les poteaux. L'une des particularités est qu'un goal peut rapporter plus ou moins de points en fonction des poteaux entre lesquels la balle passe (6 points pour les deux poteaux du milieu et 1 point pour les deux autres goals). En (gros) résumé, les joueurs se passent la balle, au pied ou à la main, jusqu'à être en position de tenter une frappe au goal.

Le terrain, immense! Au fond à droite, vous pouvez voir les 4 poteaux, 6 points pour marquer dans le goal du milieu et un point pour les goals de côté.

Tous les coups sont permis - ou presque - ce qui rend ce sport assez "viril", les joueurs aimant particulièrement mettre l'épaule et chaque ballon dégagé en l'air est l'occasion d'une lutte entre les joueurs au point de retombée du ballon! La première impression lorsqu'on regarde un match est une impression de grand n'importe quoi. Pendant les premières minutes, je rigolais en me disant "m'enfin, ça ne ressemble à rien!!". Puis, finalement, lorsqu'on commence à comprendre quelques subtilités du jeu, on comprend pourquoi les Australiens sont si fervents de ce sport qui est très spectaculaire et très excitant à regarder! A titre d'exemple, le match entre Hawthorn et Collingwood auquel j'ai assisté s'est fini sur un score de 137 à 115! Beaucoup de goals et de spectacle, comme vous pouvez vous en douter!

Ambiance très conviviale dans et en-dehors du stade.

Je suppose que vous n'aurez rien compris aux règles que je viens d'expliquer, ce n'est pas évident à expliquer en quelques lignes mais ce n'est pas le plus important finalement. J'ai adoré cette soirée au MCG, c'est une ambiance totalement différente que celles qu'on retrouve chez nous dans les stades de football. Pour commencer, les supporters sont mélangés dans la plus grande partie du stade et les jaunes et noirs d'Hawthorn sont assis à côté des noirs et blancs de Collingwood sans qu'il n'y ait le moindre problème. Les supporters vivent le match aussi intensément que l'on vit un match de foot en Europe, la différence étant vraiment qu'ici, ils se rendent apparemment compte que ce n'est "que" du sport et qu'il n'y a pas de raison que ça dégénère. Dans le même ordre d'idée, il y a énormément de familles dans le stade, beaucoup d'enfants, beaucoup de filles et tous ces gens portent fièrement les couleurs de leur équipe! Quel bonheur de voir des filles vivre le match intensément et se lever à chaque fois que leur équipe marque un goal!

Go Hawks!

D'un point de vue "supporter", une grosse différence avec le football voire même le rugby est la manière dont les fans se comportent durant les matches. Il n'y a pas de chants repris par tout le stade et l'on entend plutôt un brouhaha constant, entrecoupé de "oooh" et de "aaaah" lorsqu'une action spectaculaire a eu lieu.

Deux supporters acharnés, Baptiste et William.

Une soirée avec deux bons copains, un match passionnant et spectaculaire, 80.000 personnes supportant leur équipe favorite, quelle est donc la cerise sur le gâteau? La cerise sur le gâteau est la vue que l'on a de la ville lorsqu'on est aux alentours du stade, sans oublier le fait que le MCG est situé tout à côté du complexe de tennis où l'Australian Open se déroule chaque mois de janvier. Chouette sensation que de marcher de la Rod Laver Arena jusqu'à la HiSense Arena tout en voyant les courts annexes de leur couleur bleue tellement caractéristique... Nul doute que si une occasion se présente à nouveau, je retournerai voir un match de footie!

See ya!